Le Médecin des Pauvres

Maladie · MAL028

Les nerfs

Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 180.

Informations

Catégorie
Système nerveux

Description / Symptômes

Épuisement nerveux et neurasthénie. Les nerfs étaient décrits comme des cordons blancs et arrondis reliant les centres nerveux aux diverses parties du corps et formant le système nerveux. Parmi leurs maladies, l'auteur retenait surtout la neurasthénie (épuisement nerveux, nervosisme, névropathie, hyperesthésie et névralgies générales), maladie accompagnée d'affaiblissement général. Signes décrits : maux de tête durant la journée et cessant la nuit, accrus par les bruits, les odeurs et les fatigues intellectuelles, diminuant après les repas ; douleurs dans les reins avec sensation de pression et de chaleur ; dépression mentale (perte de mémoire, inaptitude au travail, notamment au calcul, découragement) ; dépression physique (fatigue dès le réveil) ; troubles digestifs (dilatation d'estomac, bouffées de chaleur, somnolence, constipation) ; troubles nerveux (vertiges, névralgies) ; insomnie persistante avec bourdonnements d'oreilles et troubles de la vue et de l'odorat ; enfin un état de peur, d'anxiété et de terreur. Ces signes pouvaient coïncider, mais un seul suffisait à constituer la maladie, jugée plus facile à guérir prise au début.

Traitement(s) recommandé(s)

Traitement général : repas simples et sans excitants ; légumes très cuits ; suppression des petits repas intercalés. Comme boisson, du vin blanc léger coupé de moitié d'eau, de la bière ou du lait ; ni thé ni café. Pour la migraine, on indiquait plusieurs moyens : un verre de café noir très fort additionné du jus d'un citron, bu à petites gorgées ; une infusion de tilleul (20 grammes pour un litre) avec de la fleur d'oranger, prise de la même façon ; cinq grammes de poudre de racine de valériane dissimulés dans un peu de miel et avalés. L'antipyrine était mentionnée comme remède pour certaines personnes, un cachet d'un gramme suffisant habituellement à faire disparaître l'accès, avec l'avertissement de ne pas en abuser et de ne jamais dépasser trois cachets par vingt-quatre heures sans l'avis du médecin.

À explorer : sommeil et système nerveux : remèdes traditionnels · les remèdes naturels.

Texte du livre

Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (6 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).

Épuisement nerveux, neurasthénie. Les nerfs étaient décrits comme des cordons blancs et arrondis destinés à établir des relations entre les centres nerveux et les diverses parties du corps ; leur ensemble constituait le système nerveux. Parmi leurs nombreuses maladies, l'auteur ne traitait que de la principale : la neurasthénie, ou épuisement nerveux, nervosisme, névropathie, hyperesthésie et névralgies générales, maladie accompagnée d'un affaiblissement général. Signes décrits : maux de tête durant toute la journée et cessant généralement la nuit, accrus par les bruits, les odeurs et les fatigues intellectuelles, et diminuant après les repas ; douleurs dans les reins avec sensation de pression et de chaleur ; dépression mentale (perte de mémoire, inaptitude au travail, notamment au calcul, découragement) ; dépression physique (fatigue générale dès le réveil) ; troubles digestifs (dilatation d'estomac, bouffées de chaleur, somnolence, constipation) ; troubles nerveux (vertiges, névralgies) ; insomnie persistante avec bourdonnements d'oreilles et troubles de la vue et de l'odorat ; à quoi s'ajoutait un état particulier de peur, d'anxiété et de terreur. Tous ces cas pouvaient coïncider, mais un seul suffisait à constituer la maladie, réputée plus facile à guérir lorsqu'on la prenait au début. Traitement général : les repas devaient être simples et sans excitants ; les légumes très cuits ; les petits repas intercalés supprimés. Comme boisson, on conseillait du vin blanc léger coupé de moitié d'eau, de la bière ou du lait, mais ni thé ni café. Migraine. Traitement ordinaire : un verre de café noir très fort additionné du jus d'un citron, bu à petites gorgées, donnait ordinairement de bons résultats. Certains se trouvaient bien d'une infusion de tilleul (20 grammes pour un litre) additionnée de bonne fleur d'oranger, prise de la même manière. D'autres prenaient cinq grammes de poudre de racine de valériane, dissimulés dans un peu de miel, et préféraient ce moyen aux cachets d'antipyrine, dont ils disaient obtenir un meilleur résultat. Pour quelques personnes, l'antipyrine était un bon remède, un cachet d'un gramme suffisant habituellement à faire disparaître l'accès ; mais on avertissait de ne pas en abuser et de ne jamais dépasser trois cachets dans les vingt-quatre heures sans le consentement du médecin.
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L'Épuisement nerveux, la Neurasthénie, eto. Les nerfs sont des cordons blancs et arrondis destinés à établir des relations entre les centres nerveux et les diverses parties constituantes de notre corps. Leur ensemble constitue le système nerveux. Les nerfs sont sujets à une infinité de mala-i dies, nous ne parlerons ici que de la principale : La neurasthénie, ou épuisement nerveux, ner vosisme. aévropathie, hyperesthésie et névraï gil générales. C'est une maladie accompagnée d'affaiblissement général. Signes :. Maux de tête durant toute la journée et cessant généralement toute la nuit : accrus par les bruits, les odeurs, les fatigues intellectuelles ; diminuant après les repas.. Douleurs dans les reins : pression, chaleur ; 3 Dépression mentale : perte de mémoire, inaptitude au travail (notamment le calcul), découragement ; 4 Dêpremion physique : fatigue générale dès le réveil :. Troubles digestifs : dilatation d'estomac, bouffées de chaleur, somnolence, constipation ;. Troubles nerveux : vertiges, névralgies ;. Insomnie mrsistante : bourdonnement d'orèll les, troubles de la vue, de l'odorat, de tous leg feus, etc. rÀtout cela, il faut ajouter un état spécial de peur, d'anxiété, de terreur, ete. Tous ces cas bien divers peuvent coïncider à la fois, mais un seul {suffit pour former toute la maladie qui peut être guérie facilement en la prenant au début. Traitement général : 1 les repas doivent être simples et sans excitants ; 2 les légumes doivent être très cuits ; 3 les petits repas intercalés devront être radicalement supprimés. Comme boisson, du vin blanc léger avec moitié eau, de la bière ou. du lait ; pas de thé, pas de café, Traitement spécial. - Des milliers de personnes lui doivent leur guérison. Outre ce qui précède, avant chaque repas, boire un verre à bordeaux de vin que l'on prépare avec le Mélange tonique dans lequel on aura soin d'ajouter une cuillerée à bouche de Liqueur Péruvienne Dans les eas de grande surexcitation nerveuse, donner, maun et soir, une ou deux cuillerées à bouche de Se- datifi calmant anti-nerveux. Nous expédions volontiers ces produits à toutes les personnes qui veulent bien nous les demander. Prix : Mélange tonique, 2fr.50 la boîte ; franco, 2fr.75. Liqueur Péruvienne, le flacon, 3 francs ; franco en gare, 3rr. 75. Sédatif calmant anti-nerveux, le flacon, 4 francs ; franco en gare, 4fr. 75. Adresser lettres, mandats ou bons à MM. Fé ron et Beauvillard, directeurs-propriétaires de l'ancienne Maison Peyronnet, 21, fue de Lyon ft 32 rue Crémieux, k Parjji, WsM iCwft. Hffli./...• MIGRAINE ; ' feK Traiement ordinaire. - Un verre de café noir très fort dans lequel on ajoute le jus d'un citron et que l'on boira par petites gorgées, donne, orj? dinairement, de bons résultats. Il y en a même qui se trouvent fort bien d'une infusion de tilleul (20 gr. pour un litre) avec de la bonne fleur d'oranger prise de la même manière, j D'autres prennent cinq grammes de poudre de racines de valériane, la dissimulent dans un peu de miel et l'avaient. J'ai connu des personnes qui préféraient cela aux cachets d'anupyrine et disaient en obtenir un meilleur résultat. Pour quelques personnes, l antipyrine est un bon remède ; un cachet d'un gramme suffit ha?' bîtuellement à faire disparaître l'accès. Mais tt ne faut pas en abuser ; ne jamais dépasser trois cachets dans les vingt-quatre heures sans lé consentement de votre médecin. un remède nouveau et qui donne des résultats merveilleux, puisqu'il coupe

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Questions fréquentes

Comment soignait-on les nerfs autrefois ?

Traitement général : repas simples et sans excitants ; légumes très cuits ; suppression des petits repas intercalés. Comme boisson, du vin blanc léger coupé de moitié d'eau, de la bière ou du lait ; ni thé ni café. Pour la migraine, on indiquait plusieurs moyens : un verre de café noir très fort additionné du jus d'un citron, bu à petites gorgées ; une infusion de tilleul (20 grammes pour un litre) avec de la fleur d'oranger, prise de la même façon ; cinq grammes de poudre de racine de valériane dissimulés dans un peu de miel et avalés. L'antipyrine était mentionnée comme remède pour certaines personnes, un cachet d'un gramme suffisant habituellement à faire disparaître l'accès, avec l'avertissement de ne pas en abuser et de ne jamais dépasser trois cachets par vingt-quatre heures sans l'avis du médecin.

Quelles plantes étaient utilisées contre les nerfs ?

Oranger, Tilleul, Valériane

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⚠ Avertissement. Site purement documentaire et historique qui ne donne aucun conseil médical. Plusieurs plantes mentionnées (aconit, belladone, digitale, pavot, jusquiame, bryone…) sont des poisons violents. Toujours faire ses propres recherches et ne jamais s’auto-médiquer : consultez un médecin ou un pharmacien.