Animal · ANI001
Maladies principales des brebis
Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 204.
Informations
- Animal
- Brebis / mouton
- Type d'information
- Maladies
Description
Clavelée. — C'est une maladie qui présente beaucoup de ressemblance avec la petite vérole. On recommandait beaucoup de propreté, de la paille comme litière et un bon fourrage pour la nourriture des bêtes. Quand un troupeau était atteint de la clavelée, on jugeait bon de faire appeler le vétérinaire. Gale. — La malpropreté était une cause fréquente de cette maladie. On commençait par couper la laine (ou le poil) bien ras. On lavait avec de l'eau de savon à l'aide d'une brosse bien propre, puis de nouveau avec un mélange d'acide phénique et d'eau (environ 20 grammes d'acide phénique pour un litre d'eau). Quand tout le corps était atteint, on ne procédait que par parties. Dans plusieurs régions, on se servait d'une pommade composée d'une partie de soufre et de quatre parties de saindoux. On tenait les animaux galeux à l'écart. Muguet ou chancre. — C'était une maladie des jeunes agneaux à la mamelle. Elle se manifestait par de petites plaques blanches à la langue et aux lèvres, ce qui empêchait les agneaux de téter. On gargarisait avec une dissolution d'alun au moyen d'un tampon que l'on promenait sur tous les endroits malades. Quand, par suite de cette maladie, les agneaux ne pouvaient plus téter, on les nourrissait avec de l'eau et de la farine pour remplacer le lait. Météorisation. — C'était un gonflement qui se produisait quand les bêtes mangeaient trop de jeune trèfle, de luzerne verte non fleurie, de pommes de terre crues, de jarosses, etc. On promenait le malade sans le faire courir, en lui tenant la tête levée, et on lui jetait sur le dos une grande quantité d'eau froide. À deux ou trois reprises, on lui faisait avaler un demi-verre d'huile d'olive ou d'huile de noix. On pouvait aussi lui donner, en plusieurs fois, un litre d'eau dans laquelle on avait fait dissoudre 80 grammes d'éther sulfurique. Certains donnaient une cuillerée à bouche d'ammoniaque dans un litre d'eau. Enfin, on pouvait employer de l'eau froide salée assez fortement. Piétin. — Il se manifestait entre les ergots, puis envahissait bientôt tout le pied et faisait tomber les onglons. On voyait entre les onglons une matière purulente d'une odeur infecte, ressemblant à du fromage pourri. L'animal boitait et souffrait beaucoup. Après avoir enlevé la corne avec un instrument tranchant, sans toucher le vif, on appliquait une pommade composée de parties égales d'alun calciné et d'huile de camomille.
Texte du livre
Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (3 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).
Clavelée. — C'est une maladie qui présente beaucoup de ressemblance avec la petite vérole. On recommandait beaucoup de propreté, de la paille comme litière et un bon fourrage pour la nourriture des bêtes. Quand un troupeau était atteint de la clavelée, on jugeait bon de faire appeler le vétérinaire. Gale. — La malpropreté était une cause fréquente de cette maladie. On commençait par couper la laine (ou le poil) bien ras. On lavait avec de l'eau de savon à l'aide d'une brosse bien propre, puis de nouveau avec un mélange d'acide phénique et d'eau (environ 20 grammes d'acide phénique pour un litre d'eau). Quand tout le corps était atteint, on ne procédait que par parties. Dans plusieurs régions, on se servait d'une pommade composée d'une partie de soufre et de quatre parties de saindoux. On tenait les animaux galeux à l'écart. Muguet ou chancre. — C'était une maladie des jeunes agneaux à la mamelle. Elle se manifestait par de petites plaques blanches à la langue et aux lèvres, ce qui empêchait les agneaux de téter. On gargarisait avec une dissolution d'alun au moyen d'un tampon que l'on promenait sur tous les endroits malades. Quand les agneaux ne pouvaient plus téter, on les nourrissait avec de l'eau et de la farine pour remplacer le lait. Météorisation. — C'était un gonflement qui se produisait quand les bêtes mangeaient trop de jeune trèfle, de luzerne verte non fleurie, de pommes de terre crues, de jarosses, etc. On promenait le malade sans le faire courir, en lui tenant la tête levée, et on lui jetait sur le dos une grande quantité d'eau froide. À deux ou trois reprises, on lui faisait avaler un demi-verre d'huile d'olive ou d'huile de noix. On pouvait aussi lui donner, en plusieurs fois, un litre d'eau dans laquelle on avait fait dissoudre 80 grammes d'éther sulfurique. Certains donnaient une cuillerée à bouche d'ammoniaque dans un litre d'eau. Enfin, on pouvait employer de l'eau froide salée assez fortement. Piétin. — Il se manifestait entre les ergots, puis envahissait bientôt tout le pied et faisait tomber les onglons. On voyait entre les onglons une matière purulente d'une odeur infecte, ressemblant à du fromage pourri. L'animal boitait et souffrait beaucoup. Après avoir enlevé la corne avec un instrument tranchant, sans toucher le vif, on appliquait une pommade composée de parties égales d'alun calciné et d'huile de camomille.
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1 La Clavette. -• C'est une maladie qui a beaucoup de ressemblance avec la petite vérole. Beaucoup de propreté, de la paille comme lijjère, un bon fourrage pour leur nourriture. Quand un troupeau est atteint de la clavelée, on fera bien d'appeler le vétérinaire.. La Gale. -- La malpropreté est une cause fréquente de cette maladie. Commencer par couper la laine (ou le poil) bien ras. Laver avec de l'eau de savon à l'aide d'une brosse bien propre. Puis laver encore avec de l'acide phénique et de l'eau (20 grammes environ d'acide phénique pour un litre d'eau). Quand tout le corps est atteint, il ne faut procéder que par parties. Dans plusieurs régions, on se sert d'une pommade composée d'une partie de soufre et quatre parlas de saindoux. Tenir les animaux galeux à part. Le Muguet ou Chancre. - C'est une maladie des jeunes agneaux à la mamelle. Elle se manifeste par de petites plaques blanches! à la langue et aux ièvres, ce qui les empêche de téter. Gargariser avec une dissolution d'alun au moyen l'un tampon que l'on promène sur tous im endroits malades, yimnd, par suite de cette maladie, les agneaux ixe peuvent plus téter, il faut les nourrir avec de l eau et de la farine pour remplacer le lait. La Météorisatiom. -- C'est un gonflement qui se produit quand il mangent trop de jeune trèfle ou de luzerne verte et non fleurie, les pommes de terre crues, les jarousscs, etc. Il faut promener le malade sans le faire courir, en lui tenant la tête levée, et lui jeter sur le dos une grande quantité de seaux d'eau froide. A deajoe ou trois reprises différentes, cm doit lui faire avaler un demi-verre d'huile d'oftve m d'huile de noix. On peut aussi lui donner, en plusieurs fMs, un litre d'eau dans laquelle on a fait dissoudre 80 grammes d'éther sulfurique. Dfau très leur donnent une cuillerée à bouche d'ammoniaque dans un litre d'eau. Enfin on peut employer de l'eau froide salée assez fortement. Un remède excellent pour combattre la météorisation consiste dans l'emploi de VElixir Métêorifuge d'Alfort. Ce produit peut être expédié à toute personne qui nous en fera la demande, contre mandat de 3fr. 75 (franco de port). Voir page 228.. Le Piétm. - Il se manifeste entre tes ergots, il envahit bientôt tout le pied et fait tomber les ongloni. On voit entre les onglons une matière purulente d'une odeur infecte, ressemblant à du fromage pourri. L'animal boite et souffre beaucoup. Après avoir enlevé la corne avec un taK trument tranchant et sans toucher le vif, ou applique la pommade dont voici la formule : Mélanger a parties égales de l'alun calciné avec de l'huile de camomille, ou mieux em ployer le Topique Ferbeaux contre le piétin. (Voir page 230.) Prix, 3fr.50 ; franco, 4fr 25.
