Animal · ANI009
Le chien
Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 210.
Informations
- Animal
- Chien
- Type d'information
- Soins / élevage
Description
Le chien était considéré comme l'animal le plus utile et le plus intelligent serviteur de l'homme : gai compagnon de l'enfance, gardien sûr et vigilant de la maison, aide indispensable à la chasse et à la garde des troupeaux. On disait qu'il n'avait qu'une pensée, l'affection de son maître, et qu'il était capable du dévouement le plus sublime. Aussi dévoué que fidèle, il était réputé un véritable ami de l'homme.
Texte du livre
Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (9 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).
Le chien était considéré comme l'animal le plus utile et le plus intelligent serviteur de l'homme : gai compagnon de l'enfance, gardien sûr et vigilant de la maison, aide indispensable à la chasse et à la garde des troupeaux. On disait qu'il n'avait qu'une pensée, l'affection de son maître, et qu'il était capable du dévouement le plus sublime. Aussi dévoué que fidèle, il était réputé un véritable ami de l'homme. Par ses caresses, il consolait le malheureux abandonné ; il oubliait son instinct de conservation pour ne penser qu'à celle de celui qu'il aimait. Ne vivant que de la vie de son maître, on le voyait suivre son cercueil en poussant des lamentations, puis se traîner sur son tombeau, s'y coucher et y mourir de tristesse. Le chien était sujet à la rage, à la gale et aux maladies vermineuses plus que tous les autres animaux. Un grand nombre de chiens périssaient d'une maladie particulière désignée sous le nom de maladie des jeunes chiens. La rage. — C'était la maladie qui inspirait le plus de craintes et d'alarmes, et celle sur laquelle régnaient le plus de préjugés. On disait couramment dans les campagnes que la morsure d'un animal enragé était sans remède, ce que l'auteur tenait pour une erreur. Symptômes au début : tristesse, lassitude, changement dans le timbre de la voix. Dès que l'un de ces symptômes se manifestait, on tenait le chien à l'attache. Un chien atteint d'hydrophobie était abattu aussitôt. Les animaux mordus ou seulement soupçonnés étaient attachés solidement dans un endroit isolé où personne ne devait pénétrer. Dans tous les cas, on devait déclarer les faits à la mairie et se conformer aux prescriptions de l'autorité municipale. Maladies des jeunes chiens. — Symptômes : tristesse, diminution de l'appétit, yeux chassieux, écoulement par le nez, éternuements. Traitement : soir et matin, on faisait prendre une cuillerée de teinture de quinquina dans un quart de litre de vin rouge, jusqu'à guérison complète. Dans certaines régions, on les soignait en coupant ras le poil du haut de la tête, entre les deux oreilles, et en y plaçant un emplâtre de poix de Bourgogne, posé tiède et laissé tomber de lui-même. Pour les préserver de ce mal, on leur donnait deux ou trois fois par semaine une cuillerée à bouche de fleur de soufre bien délayée dans environ un quart de litre de lait.
Voir le verbatim OCR original (non corrigé)
Le chien est Vanimal le plus utile et le plus intelligent serviteur de l'homme. C'est un gai compagnon de notre enfance, un gardien sûr et vigilant de la maison, un aide indispensable à la chasse et à la garde des troupeaux. Le chien n'a qu'une pensée, c'est l'affection-de son maî-i trh. Il eât capable du dévouement le plus sU p- m - bîime. Aussi dévoué que fidèle, il est un véritable ami de Vhomme. Par ses caresses, il console le malheureux abandonné. Il oublie l'instinct de sa conservation pour ne penser qu'à celle de celui qu'il aime. Ne vivant que de la vie de son maître, on le voit suivre son cercueil en poussant des lamentations qui font frissonner, puis se traîner sur son tombeau, s'y coucher et y mourir de tristesse et de douleur. Le chien est sujet à la rage et à la gale et aux maladies vermineuses plus que tous les autres animaux. Un grand nombre de chiens périssent par une maladie particulière à laquelle ils sont sujets et que l'on désigne sous le nom de maladie des chiens. La Rage. - C'est la maladie qui inspire le plus de craintes, de répugnance et d'alarmes. Il n'est point de maladie sur laquelle il y ait plus de préjugés et d'erreurs. On dit journellement dans les campagnes que la morsure d'un animal enragé est sans remède. C'est une erreur absolue. Symptômes de la rage. - Au début, tristesse lassitude, changement dans le timbre de la yoi< AussitoJ que ces symptàmes, on mêmel'un d'eux se manifestent, il faut tenir le chleà à l'attache. Un chien atteint d'hydrophobie doit être abattu de suite. Ceux qui ont été mordus ou qu'on soupçonne seulement de la maladiedoivent être attachés solidement dans un endroit isolé où personne ne doit pénétrer. Dans tous les cas on doit déclarer à la mairie les faits tels qu'ils existent et se conformer aux prescriptions de l'autorité municipale. MALAL1ES DES JEUNES CHIENS Symptômes. - Tristesse, diminution d'appétit, yeux chassieux, jétage par le nez, éternueraent, etc. Traitement. - Soir et maun leur faire prendre une cuillerée de teinture de quinquina aans un. qiÇrt de litre de vin rouge, jusqu'à parfaite guèV mon. i Dans certaines, régions, on les guérit en cou-?. pant ràs le poil du haut de la tête entre les deux oreilles et en y plaçant un emplâtre de poix de Bourgogne. Ne pas le mettre trop chaud. Le laisser tomber seul. Pour les préserver de ce mal, on leur donne deux ou treis fois par semaine une cuillerée & bouche de fleur ed soufre bien délayée dans du lait, un quart de litre environ. Les Pilules canine d'Oxford constituent un ttih mède excellent Prix : 2fr.50 ; franco par la posté, 2fr.75. (Voir page 231.) Pour lés autres maladies du chien, voir la Table des matières. i fi,. aL
