Hygiène · HYG013
Soins du bébé
Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 60.
Informations
- Catégorie
- Enfance
Conseil résumé
On prenait le bébé à son réveil du matin, on le débarrassait rapidement de ses langes et on le plongeait dans un bain tiède pendant quelques minutes pour lui faire la toilette du corps. En le sortant, on l'enveloppait d'une serviette-éponge et on le séchait prestement. Si l'enfant était un peu débile ou délicat,
Texte du livre
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On prenait le bébé à son réveil du matin, on le débarrassait rapidement de ses langes et on le plongeait dans un bain tiède pendant quelques minutes pour lui faire la toilette du corps. En le sortant, on l'enveloppait d'une serviette-éponge et on le séchait prestement. Si l'enfant était un peu débile ou délicat, on lui faisait une friction rapide sur le corps et sur les membres avec de l'eau-de-vie de lavande ou de l'eau de Cologne étendue d'eau. Les langes les plus rapprochés du corps du bébé devaient être souples et chauds et ne devaient jamais serrer au point de gêner et d'immobiliser les jambes ; aussi condamnait-on sévèrement les sangles et les corsets dont beaucoup trop de nourrices conservaient encore l'usage, et qui auraient dû être proscrits, l'instruction ayant pénétré un peu partout. Que de bébés noués ou rachitiques à deux ans, qui auraient joui d'une constitution excellente si les mères ne les avaient, dès leur naissance, ligotés dans leurs premiers vêtements, condamnés à ne respirer qu'imparfaitement et soumis aux supplices les plus atroces en leur immobilisant les membres. Dès les premières semaines, et suivant les rigueurs de la saison et la température des appartements, on habituait les bébés à la toilette à l'eau froide, une fois tous les deux ou trois jours, puis tous les matins, en les lavant au saut du lit avec une éponge humide trempée dans de l'eau même très froide. Séché immédiatement, l'enfant reprenait bien vite sa chaleur. Quant au choix et au nombre des vêtements : on s'étonnait que les mères n'appliquassent pas à leurs enfants les règles d'hygiène qu'elles observaient pourtant très bien pour elles-mêmes. Il fallait couvrir l'enfant pour le protéger du froid ou de la chaleur, mais ne jamais pousser l'abus du vêtement jusqu'à provoquer la transpiration. Cette surcharge de vêtements que l'on imposait aux enfants était jugée préjudiciable pour bien des raisons. Chez le bébé porté au bras ou traîné en voiture, donc sans possibilité de se mouvoir, elle entretenait une moiteur de la peau qui, au moindre refroidissement, provoquait le coryza, la bronchite, l'angine ou les adénites du cou. Chez l'enfant prenant ses ébats, cette même surcharge alourdissait sa marche, gênait ses mouvements et l'exposait aux mêmes maladies, peut-être avec plus de fréquence. Si, pour sacrifier à la mode, on les livrait l'hiver à toutes les rigueurs d'une température sibérienne, jambes nues, les épaules recouvertes d'un épais manteau et la tête coiffée d'une riche toque d'astrakan, il ne fallait pas s'étonner que ces enfants souffrissent plus tard d'arthrites au genou, fussent affligés de tumeurs blanches, ou se mourussent de méningites et de congestions pulmonaires. Pour éviter ce dernier excès, on rappelait aux jeunes mères le vieil adage, véritable principe d'hygiène : « Pied (le texte source s'interrompt ici). »
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Prenez votre bébé à son réveil du matin, débarrassez-le rapidement de ses langes et plongez-le dans un bain tiède pendant quelques minutes pour lui faire sa toilette du corps. En le sortant, enveloppez-le d'une servietteéponge et séchez-le prestement Si l'enfant est un peu déhile, délicat, faites-lui une friction rapide sur le corps et sur les membres avec de l'eau-de-vie de lavande ou de l'eau de Cologne étendue d'eau. Les langes les plus rapprochés du corps du bébé doivent être souples et chauds et ne doivent jamais serrer au point de gêner et immobiliser les jambes ; aussi faut-il condamner sévèrement les sangles et les corsets dont beaucoup trop de nourrices conservent encore l'usage, qui devraient être proscrits aujourd'hui, l'instruction ayant pénétré un peu partout Que de bébés noués ou rachitiqtves à deux ans, qui auraient joui d'une constitution excellente &t les mères ne lm avalent aseint dès H'---3 lM : ''f-.--i-.' leur naissance, m les ligotant dans leurs premiers vêtements, à ne respirer qu'imparflit# ment et aux supplices les plue atroces en leur immobilisant les membres. Dès les premières semaines et suivant les rigueurs de la saison et la température de vos appartements, habituez vos bébés à la toilette à l'eau froide une fois tous les deux ou trois jours, puis tous les matins, en les lavant au saut du lit avec une éponge humide trempée dans de l'eau même très froide. Séché immédiatement, l'enfant reprend bien vite chaleur. J'ai parlé des langes du bébé au point de vue de leur application qui est le plus souvent très mai faite, mais que devrai-je dire du choix et du nombre des vêtements? Pourquoi les mères n'appliquect-elles pas généralement à leurs enfants les règles d'hygiène qu'elles observent cependant très bien pour elles-mêmes.? Le couvrir pour le protéger du froid ou de la chaleur, mais ne jamais pousser l'abus du vêtement jusqu'à provoquer la transpiration. Cette surcharge de vêtements que l'on impose aux enfants est préjudiciable pour bien des raisons. Chez le bébé porté au bras ou traîné en voiture, par conséquent sans possibilité de se mouvoir, elle entretient une moiteur de la peau qui, au moindre refroidissement, provoquera le coryza, la bronchite, l'angine, les adénites du cou. Chez l'enfant prenant ses ébats, cette même surcharge! alourdit sa marche, gêne les mouve raents et l'expose aux mêmes maladies, mais peut-être avec plus de fréquence. Si, pour sacrifier à la mode ; vous les livrez l'hiver à toutes les rigueurs d'une température sibérienne, jambes nues, les épaules recouvertes d'un épais manteau et la tête coiffée d'une riche toque d'astrakan, vous ne devez pas vous étonner que ces enfants souffrent plus tard d'arthrites au genou, soient affligés de tumeurs bla- fc?s !(HI L"M eues, ou se meurent de méningites et de congestions pulmonaires. Pour éviter ce dernier excès, souvenez-vous, Jeunes mères, du vieil adage, véritable principe d'hygiène résumé en quatre mots : Pied
