Le Médecin des Pauvres

Maladie · MAL002

Albuminurie

Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 140.

Informations

Catégorie
Général

Description / Symptômes

L'albuminurie désignait la présence anormale d'albumine dans les urines. On la reconnaissait à ce que l'urine, chauffée jusqu'à l'ébullition, se coagulait en donnant un dépôt floconneux qui ne se redissolvait pas dans le vinaigre. Elle était souvent occasionnée par le froid et accompagnait les maladies qu'il amenait (rhumes, fluxions de poitrine, etc.), ou faisait suite à certaines affections comme l'érysipèle ou la scarlatine.

Traitement(s) recommandé(s)

On indiquait que l'albuminurie ne devait pas effrayer et qu'il suffisait de consulter un médecin et de suivre le traitement prescrit. Traitement ordinaire : à défaut de médecin, on prenait une tisane diurétique à base de racines d'asperges, de queues de cerises, de chiendent, etc. Une formule réputée efficace était la suivante : fleurs de genêt, 10 grammes ; gratteron, 25 grammes ; herniaire, 25 grammes ; queues de cerises (quantité non précisée) ; bois de réglisse, un morceau. On faisait bouillir le tout dans deux litres d'eau pendant 5 à 6 minutes, on retirait du feu, on couvrait, on passait une fois la tisane froide, et on en buvait un litre par jour jusqu'à guérison. On recommandait d'éviter tout ce qui était excitant, stimulant ou irritant. L'eau pure ordinaire était la seule boisson permise ; on pouvait néanmoins la rougir d'un peu de bon vin. Il fallait également éviter la chaleur, le froid, l'humidité et les émotions morales.

Texte du livre

Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (8 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).

L'albuminurie désignait la présence anormale d'albumine dans les urines. On la reconnaissait à ce que l'urine, chauffée jusqu'à l'ébullition, se coagulait en donnant un dépôt floconneux qui ne se redissolvait pas dans le vinaigre. Elle était souvent occasionnée par le froid et accompagnait les maladies qu'il amenait (rhumes, fluxions de poitrine, etc.), ou faisait suite à certaines affections comme l'érysipèle ou la scarlatine. On indiquait qu'elle ne devait pas effrayer et qu'il suffisait de consulter un médecin et de suivre le traitement prescrit. Traitement ordinaire : à défaut de médecin, on prenait une tisane diurétique à base de racines d'asperges, de queues de cerises, de chiendent, etc. Une formule réputée efficace était la suivante : fleurs de genêt, 10 grammes ; gratteron, 25 grammes ; herniaire, 25 grammes ; queues de cerises (quantité non précisée) ; bois de réglisse, un morceau. On faisait bouillir le tout dans deux litres d'eau pendant 5 à 6 minutes, on retirait du feu, on couvrait, on passait une fois la tisane froide, et on en buvait un litre par jour jusqu'à guérison. On recommandait d'éviter tout ce qui était excitant, stimulant ou irritant. L'eau pure ordinaire était la seule boisson permise ; on pouvait néanmoins la rougir d'un peu de bon vin. Il fallait également éviter la chaleur, le froid, l'humidité et les émotions morales.
Voir le verbatim OCR original (non corrigé)
r..,... Présence anormale de l'albumine dans les mi nés, ce que l'on reconnaît à ce que l'urine chauffée à l'éhullition se coagule, en donnant un dépôt floconneux, qui ne se redissout pas dans le vinaigre. Souvent occasionnée par le froid et accompagnant les maladies qu'il amène : rhumes, fluxions de poitrine, etc., ou suite de certaines maladies comme l'erysipèle, la scarlatine, etc. l'albuminerie ne doit pas effrayer ; il suffit de consulter son médecin et de suivre le traitement qu'il ordonnera. Traitement ordinaire. - Dans le cas où' il serait impossible de voir un médecin, prendre la tisane diurétique : racines d'asperges, queues de cerises, chiendent, etc. Voilà une formule qui a souvent donné de très bons résultats : Fleurs de genêt 10 grammes Gratteron 25 - Herniaire 25 •-• Queues de cerises. Bois de réglisse Un morceau Pour deux litres d'eau, faire bouiilir 5 ou 6 minutes, retirer du feu, couvrir, passer quand elle est froide et boire un litre par jour jusqu'à gtiërison. - Eviter tout ce qui est excitant, stimula nt ou irritant. L'eau pure ordinaire est la seule boisson permise ; on peut néanmoins la rougir avec un peu t£i bon $U Eviter la chaleur, le froid, l'humidité et le taotions morales. Traitement spécial - Demander deux boîtes de nos plantes diurétiques et suivre les conseils du prospectus qui les accompagne. Prix de chaque boîte, 2fr.50 ; franco, 2fr.75 ; contre mandat ou timbres adressés à MM. Féron et Beauvillard directeurs-propriétaires de l'ancienne Maison Peyronnet, 21, rue de Lyon, et 32, rue Crémieux, à Paris.

Liens croisés

Plantes mentionnées

Questions fréquentes

Comment soignait-on albuminurie autrefois ?

On indiquait que l'albuminurie ne devait pas effrayer et qu'il suffisait de consulter un médecin et de suivre le traitement prescrit. Traitement ordinaire : à défaut de médecin, on prenait une tisane diurétique à base de racines d'asperges, de queues de cerises, de chiendent, etc. Une formule réputée efficace était la suivante : fleurs de genêt, 10 grammes ; gratteron, 25 grammes ; herniaire, 25 grammes ; queues de cerises (quantité non précisée) ; bois de réglisse, un morceau. On faisait bouillir le tout dans deux litres d'eau pendant 5 à 6 minutes, on retirait du feu, on couvrait, on passait une fois la tisane froide, et on en buvait un litre par jour jusqu'à guérison. On recommandait d'éviter tout ce qui était excitant, stimulant ou irritant. L'eau pure ordinaire était la seule boisson permise ; on pouvait néanmoins la rougir d'un peu de bon vin. Il fallait également éviter la chaleur, le froid, l'humidité et les émotions morales.

Couverture du livre Le Médecin des Pauvres

Envie d’aller plus loin ?

Procurez-vous l’édition papier du Médecin des Pauvres.

Le livre →

⚠ Avertissement. Site purement documentaire et historique qui ne donne aucun conseil médical. Plusieurs plantes mentionnées (aconit, belladone, digitale, pavot, jusquiame, bryone…) sont des poisons violents. Toujours faire ses propres recherches et ne jamais s’auto-médiquer : consultez un médecin ou un pharmacien.