Le Médecin des Pauvres

☠ Substance dangereuse ou toxique

Cette fiche mentionne des éléments considérés comme poisons, narcotiques violents ou dangereux. Ne reproduire aucune préparation.

Maladie · MAL003

Alcoolisme

Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 141.

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Catégorie
Général

Description / Symptômes

L'ouvrage présentait l'alcool comme un fléau, jugé responsable de plus de victimes que toutes les épidémies réunies. On lui imputait la ruine des familles et la naissance d'enfants rachitiques et scrofuleux, et on le tenait pour le principal pourvoyeur des asiles d'aliénés, des hôpitaux et des prisons. On affirmait qu'il n'étanchait pas la soif mais la donnait, qu'il ne réchauffait pas, ne nourrissait pas et ne fortifiait pas.

Traitement(s) recommandé(s)

L'ouvrage citait des statistiques attribuant à l'alcool une large part des crimes et délits (assassinats, viols, incendies volontaires, mendicité, vagabondage, coups et blessures), chiffres présentés comme fournis par les greffiers de plusieurs prisons. Pour l'ivresse passagère, on conseillait de faire vomir immédiatement en portant le doigt au fond de la gorge, puis de prendre un bol de thé ou de camomille. Si cela ne suffisait pas, on faisait boire un verre d'eau sucrée additionnée de 8 à 10 gouttes d'ammoniaque liquide, ou mieux une cuillerée à café d'eau sédative très forte ; le soulagement venait ordinairement en quelques minutes. On recommandait aussi de faire boire un grand verre d'eau non pas sucrée mais au contraire très salée. L'ivrognerie chronique était décrite comme altérant tous les organes : mauvaise digestion, pituites le matin, foie malade, tremblement des mains, affaiblissement de l'intelligence, caractère aigri et violent, visage couperosé et nez rouge. Elle pouvait conduire au delirium tremens, manie aiguë avec violence, tremblements marqués, hallucinations terrifiantes (animaux noirs, rats menaçants) et sueurs abondantes, puis à un abrutissement complet aboutissant à la démence. Chez l'alcoolique, les moindres plaies et les inflammations les plus bénignes étaient réputées tourner facilement à la gangrène.

Texte du livre

Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (9 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).

L'ouvrage présentait l'alcool comme un fléau, jugé responsable de plus de victimes que toutes les épidémies réunies. On lui imputait la ruine des familles et la naissance d'enfants rachitiques et scrofuleux, et on le tenait pour le principal pourvoyeur des asiles d'aliénés, des hôpitaux et des prisons. On affirmait qu'il n'étanchait pas la soif mais la donnait, qu'il ne réchauffait pas, ne nourrissait pas et ne fortifiait pas. L'auteur citait des statistiques, présentées comme fournies par les greffiers de plusieurs prisons, attribuant à l'alcool une large part des crimes et délits : assassinats, viols et outrages publics à la pudeur, incendies volontaires, mendicité et vagabondage, coups et blessures. Pour l'ivresse passagère, on conseillait de faire vomir immédiatement en portant le doigt au fond de la gorge, puis de prendre un bol de thé ou de camomille. Si cela ne suffisait pas, on faisait boire un verre d'eau sucrée additionnée de 8 à 10 gouttes d'ammoniaque liquide, ou mieux une cuillerée à café d'eau sédative très forte ; le soulagement venait ordinairement en quelques minutes. On recommandait aussi de faire boire un grand verre d'eau non pas sucrée mais au contraire très salée. L'ivrognerie chronique était décrite comme altérant tous les organes : mauvaise digestion, pituites le matin, foie malade, tremblement des mains, affaiblissement de l'intelligence, caractère aigri et violent, visage couperosé et nez rouge. Elle pouvait conduire au delirium tremens, manie aiguë avec violence, tremblements marqués, hallucinations terrifiantes (animaux noirs, rats menaçants) et sueurs abondantes, puis à un abrutissement complet aboutissant à la démence. Chez l'alcoolique, les moindres plaies et les inflammations les plus bénignes étaient réputées tourner facilement à la gangrène.
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L'alcool, voilà l'ennemi f L'alcool fait plus de victimes que foutes les : épidémies réunies ; il ruine les familles et nous prépare des générations d'enfants rachitlques et scrofuleux. II est le principal pourvoyeur des asiles d'aliénés, des hôpitaux, des prisons. Il n'étanche pas la soif, il la donne ; il ne réchauffe pas, il ne nourrit pas, il ne fortifie pas. il tue. Guerre à l'alcool Voici une intéressante statistique sur les effets de l'alcool : Sur cent détenus pour assassinat combien compte-ton d'alcooliques ? Réponse : cinquante' trois i ' m 119 m ' I ' Sur cent condamnés pour viol, outrage/ public à la pudeur, combien compte-t-on d'alcooliques? Cinquante-trois. Sur cent détenus pour incendie volontaire combien compte-t-on d'alcooliques? Cinquantesept Sur cent condamnés pour mendicité, vagabondage, combien compte-t-on d'alcooliques ? Soixante-dix. Sur cent condamnés pour coups et blessures, violences, brutalités? Quatre-vingt-dix. Ces chiffres ont été fournis par les greffiers de plusieurs prisons. Belle pensée de Lamennais. - Savez-vous ce que boit cet homme, dans ce verre qui vacille en sa main tremblante d'ivresse? - 11 boit les larmes, le sang, la vie de sa femme et de ses enfants. Ivnésse. - L'ivresse est une dégradation mo raie ; celui qui boil avec excès et qui se met dans cet état, s'expose au mépris public ; il perd l'estime et la confiance des honnêtes gens. Honte à celui qui s'avilit de la sorte, la société le repousse et la maladie lui tend les bras. Il peut arriver néanmoins par extraordinaire quand on se trouve à quelque repas copieux, ou quelques verres de bière sont bus pendant la di- Êestion, que l'homme sobre soit surpris par la oisson et tombe dms cet état malheureux, Pour y remédier, il faut vomir immédiatement en mettant le doigt au gosier et prendre ensuite un bol de thé ou de camomille. Si cela ne suffit pas, il faut boire un verre d'eau sucrée dans laquelle oh verse 8 à 10 gouttes d'ammoniaque li- 3uide, ou mieux encore, une cuillerée a café 'eau sédative très forte. On est soulagé ordinairement en quelques mi- 18!JUBI. Utêè m Nmmt un grand verra de cm Ml lsf &M sucré, mais au contraire très salé. Ivrognerie chronique. - L'ivrognerie chronique amène les plus tristes résultats dans l'organisme. L'alcool absorbé journellement et en trop grande quantité altère pour ainsi dire tous les organes : l'estomac digère mal. il y a des pituites le matin, le foie devient malade, les mains tremblent, Tin telligence diminue, le caractère s'aigrit et devient violent L'ivrogne a le visage couperosé et le nez d'un rouge caractéristique. Il peut être pris de delirium tremens, espèce de manie aiguë durant laquelle le malade fou furieux très violent, ayant aux mains et aux pieds un tremblement très accusé et très caractéristique, a des hallucinations terrifiantes. Il voit des animaux noirs, des rats qui, veulent le mordre, etc. ; il est couvert de sueur. A la longue, le malade, plongé dans un abrutissement complet, finit par être dément Les moindres plaies, les inflammations les plus bénignes deviennent graves chez l'ivrogne et tournent facilement à la gangrène. La progression alcoolique. • Pour dégoûter les alcooliques fit les candidats à l'alcoolisme de leur funeste entraînement, M. Joseph de Pietra Santa, dans le Journal d'hygiène, rappelant le compétent avis de sir W. Ricuardson, fait un saisissant tableau résumé de l'action désastreuse que l'alcool de mauvaise qualité exerce sur le système ner

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Remèdes associés

Questions fréquentes

Comment soignait-on alcoolisme autrefois ?

L'ouvrage citait des statistiques attribuant à l'alcool une large part des crimes et délits (assassinats, viols, incendies volontaires, mendicité, vagabondage, coups et blessures), chiffres présentés comme fournis par les greffiers de plusieurs prisons. Pour l'ivresse passagère, on conseillait de faire vomir immédiatement en portant le doigt au fond de la gorge, puis de prendre un bol de thé ou de camomille. Si cela ne suffisait pas, on faisait boire un verre d'eau sucrée additionnée de 8 à 10 gouttes d'ammoniaque liquide, ou mieux une cuillerée à café d'eau sédative très forte ; le soulagement venait ordinairement en quelques minutes. On recommandait aussi de faire boire un grand verre d'eau non pas sucrée mais au contraire très salée. L'ivrognerie chronique était décrite comme altérant tous les organes : mauvaise digestion, pituites le matin, foie malade, tremblement des mains, affaiblissement de l'intelligence, caractère aigri et violent, visage couperosé et nez rouge. Elle pouvait conduire au delirium tremens, manie aiguë avec violence, tremblements marqués, hallucinations terrifiantes (animaux noirs, rats menaçants) et sueurs abondantes, puis à un abrutissement complet aboutissant à la démence. Chez l'alcoolique, les moindres plaies et les inflammations les plus bénignes étaient réputées tourner facilement à la gangrène.

Quelles plantes étaient utilisées contre alcoolisme ?

Quinquina, Gentiane, Colombo, Houblon (toniques amers)

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⚠ Avertissement. Site purement documentaire et historique qui ne donne aucun conseil médical. Plusieurs plantes mentionnées (aconit, belladone, digitale, pavot, jusquiame, bryone…) sont des poisons violents. Toujours faire ses propres recherches et ne jamais s’auto-médiquer : consultez un médecin ou un pharmacien.