Maladie · MAL008
Asphyxie
Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 148.
Informations
- Catégorie
- Urgence / Premier secours
Description / Symptômes
L'asphyxie était définie comme la suspension des phénomènes de la respiration et les troubles qui en résultent. Elle se produisait chaque fois que l'air ne pouvait pénétrer dans les poumons en quantité suffisante et à l'état de pureté nécessaire. Le texte citait trois variétés : 1° l'asphyxie par l'air vicié et les gaz délétères ; 2° l'asphyxie par submersion (noyé) ; 3° l'asphyxie par strangulation (pendu).
Traitement(s) recommandé(s)
Soins généraux à donner aux asphyxiés en attendant le médecin. On devait tenter de rétablir la respiration même lorsque tout espoir semblait perdu. 1° Donner la bonne position : on déshabillait promptement l'asphyxié, en coupant au besoin ses vêtements avec des ciseaux, puis on le plaçait sur un lit, la tête un peu inclinée en arrière, les épaules légèrement élevées au moyen d'un traversin placé dessous ; enfin on le couvrait d'une couverture. 2° Faciliter l'accès de l'air aux poumons : la bouche devait être ouverte ; si les dents étaient serrées, on essayait de les desserrer avec un morceau de bois, puis on maintenait les mâchoires écartées avec un bouchon ; on débarrassait ensuite, au moyen d'une plume, la bouche, les narines et la gorge des mucosités et de l'écume ; la langue était maintenue en avant pour ne pas gêner l'air, en l'attirant avec les doigts recouverts d'un mouchoir. 3° Ramener la chaleur et exciter la respiration : on faisait des frictions sur le corps avec des linges chauds ou imbibés d'alcool camphré, d'eau de mélisse ou de vinaigre aromatique. Si ces premiers soins restaient sans succès, on avait recours sans trop attendre à la respiration artificielle. Deux procédés principaux étaient signalés : a) Insufflation d'air de bouche à bouche : on appliquait la bouche sur celle du malade, dont on serrait le nez, et l'on soufflait fortement ; on se retirait pour laisser sortir l'air introduit, et on renouvelait l'opération à plusieurs reprises (cette insufflation pouvait aussi se faire au moyen d'un soufflet). b) Respiration artificielle d'après le procédé Sylvester (présenté comme le plus simple et le plus pratique) : l'opérateur, placé derrière la tête de l'asphyxié, saisissait les bras du patient et les maintenait ainsi pendant deux secondes (on élargissait ainsi la cavité de la poitrine pour appeler l'air) ; il abaissait ensuite les deux bras le long du corps et les pressait pendant deux secondes contre les côtés de la poitrine (pour en faire ressortir l'air aspiré). On répétait ces mouvements, qui devaient être continués longtemps avec persévérance. La respiration artificielle devait être pratiquée aussitôt que possible. Pendant qu'un assistant la pratiquait, les autres personnes présentes s'efforçaient de ramener la chaleur par les moyens indiqués plus haut. (Le texte annonçait ensuite des soins particuliers à chaque genre d'asphyxie, dont la suite n'est pas conservée dans cette fiche.)
Texte du livre
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L'asphyxie était définie comme la suspension des phénomènes de la respiration et les troubles qui en résultent. Elle se produisait chaque fois que l'air ne pouvait pénétrer dans les poumons en quantité suffisante et à l'état de pureté nécessaire. On en citait trois variétés : 1° l'asphyxie par l'air vicié et les gaz délétères ; 2° l'asphyxie par submersion (noyé) ; 3° l'asphyxie par strangulation (pendu). On indiquait d'abord les soins valables pour tous les asphyxiés, en attendant le médecin, et l'on tentait de rétablir la respiration même lorsque tout espoir semblait perdu. 1° Donner la bonne position : on déshabillait promptement l'asphyxié, en coupant au besoin ses vêtements avec des ciseaux, puis on le plaçait sur un lit, la tête un peu inclinée en arrière, les épaules légèrement élevées au moyen d'un traversin placé dessous, et on le couvrait d'une couverture. 2° Faciliter l'accès de l'air aux poumons : la bouche devait être ouverte ; si les dents étaient serrées, on essayait de les desserrer avec un morceau de bois, puis on maintenait les mâchoires écartées avec un bouchon ; on débarrassait ensuite, au moyen d'une plume, la bouche, les narines et la gorge des mucosités et de l'écume, et l'on maintenait la langue en avant en l'attirant avec les doigts recouverts d'un mouchoir. 3° Ramener la chaleur et exciter la respiration : on faisait des frictions sur le corps avec des linges chauds ou imbibés d'alcool camphré, d'eau de mélisse ou de vinaigre aromatique. Si ces soins restaient sans succès, on avait recours à la respiration artificielle, pratiquée de deux manières principales. a) Insufflation de bouche à bouche : on appliquait la bouche sur celle du malade, dont on serrait le nez, et l'on soufflait fortement ; on se retirait pour laisser sortir l'air introduit, puis on recommençait à plusieurs reprises (cette insufflation pouvait aussi se faire au moyen d'un soufflet). b) Procédé Sylvester (réputé le plus simple et le plus pratique) : l'opérateur, placé derrière la tête de l'asphyxié, saisissait les bras du patient et les maintenait ainsi pendant deux secondes pour élargir la cavité de la poitrine et appeler l'air ; il abaissait ensuite les bras le long du corps et les pressait pendant deux secondes contre les côtés de la poitrine pour en faire ressortir l'air aspiré ; on répétait longtemps ces mouvements avec persévérance. La respiration artificielle devait être pratiquée aussitôt que possible ; pendant qu'un assistant la pratiquait, les autres ramenaient la chaleur par les moyens indiqués plus haut. Le texte annonçait ensuite des soins propres à chaque genre d'asphyxie, dont la suite n'est pas conservée dans cette fiche.
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Premiers $oins à donner aux asphyxiée m attendant l'arrivée du médecin. - On appelle Asphyxie la suspension des phénomènes de la respiration et les troubles qui'en sont la conséquence. L'asphyxie se produit toutes les fois que l'air ne peut pénétrer dans les poumons eu quantité suffisante et à l'état de pureté nécessaire. Nous citerons comme variétés d'asphyxie : 1 L'asphyxie par l'air vicié et les gaz déiétères ; 2v L'asphyxie par submersion (noyé) ; 3 L'asphyxie par strangulation (pendu). Nous indiquerons d'abord les soins qvâ conviennent à tous les asphyxiés en général, nous passerons ensuite en revue ceux qui concernent particulièrement l'un et l'autre genre d'asphyxie Lorsqu'on se trouve ea présence, d'un-'a vk çm pbyié? ou doit faire (m attendant le médewiij) les tentatives nécessaires pour rétablir la respi ration, et cela alors que tout, espoir semble être perdu. Voici comment il convient de procéder!. Donner au patient la position convenable, -• On déshabille promptement -l'asphyxié, on coupe au besoin ses vêtements avc des, ciseaux, puis û est placé sur un lit, ta tôle un peu inclinée en arrière, les épaules légèrement élevées au moyen $iin traversin qu'on a passé dessous : enfin, on jette sur i.uf. une couverture. 2° Faciliter Vaccès de l'air dans les poumons. - La bouche devra être ouverte ; si les dents sont serrées, on essaiera de les desserrer avec un morceau de bois ; on maintiendra ensuite les mâ- choires écartées avec un bouchon ; cela fait, ont débarrassera, au moyen d'une plume la bouche., les narines et la gorge des mucosités et de l'écume qui pourraient s'y trouver. La tangue sera maintenue en avant, car autrement elle pourrait gêner l'accès de l'air, ou l'attirera avec iles doigts recouverts d'un mouchoir,.3 Ramener la chaleur par du frictions et exciter la respiration. - On fera des frictions sur-le corps avec des linges chauds ou imbibés d'alcool camphré, eau de mélisse, vinaigre aromatique. Si ces premiers soins restent sans succès, il faut sans trop attendre avoir recoure à la respira jtion. artificielle.. Respiration artificielle. - Elle peut être pra liguée de différentes.façons ; nous signalons les deux principales. a) Insufflation d'air de houehe à bouche. - On applique la bouche sur celle du malade, dont ou serre le nez, et Ton souffle fortement, on se 'retire pour laisser sortir l'air introduit et on4'renouvelle L'opération à différences reprise {celte iw îSfeî iïi 4 inflation peut eacor© s'fsir n'mo$en dtm soufflet). b) 2&?$piraM> artificielle d'après h prtwêdê Syl veeirs (procédé le plus simple et le plus pratioue). - L'opérateur placé darnèrc la tête de i'a- phyxié, saisit les bras du patient ainsi pendant eux secondes (on élargit ainsi la cavité de la poitrine et on appelle l'air). Jl abaisse ensuite tes deux bras le long du corps et il les presse pendant deux secondes contre les côtés de la poitrine (diminution de la capacité de ta poitrine pour faire ressortir l'air aspiré). On répète ainsi ces mouvements qui doivent être continués longtemps avec persévérance. Ajoutons que la respira lion artificielle doit Être pratiquée aussitôt, qm possible. Pendant que l'un des assistants pratiquera la respiration artificielle, les autres përsonner présentes essaieront de ramener 1M chaleur par les moyens indiqués plus haut Les soins qui précèdent s'appliqrent à tous les asphyxiés en général ; voici ceux (j /i concernent plus particulièrement l'un ou JÏ' geu
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Questions fréquentes
Comment soignait-on asphyxie autrefois ?
Soins généraux à donner aux asphyxiés en attendant le médecin. On devait tenter de rétablir la respiration même lorsque tout espoir semblait perdu. 1° Donner la bonne position : on déshabillait promptement l'asphyxié, en coupant au besoin ses vêtements avec des ciseaux, puis on le plaçait sur un lit, la tête un peu inclinée en arrière, les épaules légèrement élevées au moyen d'un traversin placé dessous ; enfin on le couvrait d'une couverture. 2° Faciliter l'accès de l'air aux poumons : la bouche devait être ouverte ; si les dents étaient serrées, on essayait de les desserrer avec un morceau de bois, puis on maintenait les mâchoires écartées avec un bouchon ; on débarrassait ensuite, au moyen d'une plume, la bouche, les narines et la gorge des mucosités et de l'écume ; la langue était maintenue en avant pour ne pas gêner l'air, en l'attirant avec les doigts recouverts d'un mouchoir. 3° Ramener la chaleur et exciter la respiration : on faisait des frictions sur le corps avec des linges chauds ou imbibés d'alcool camphré, d'eau de mélisse ou de vinaigre aromatique. Si ces premiers soins restaient sans succès, on avait recours sans trop attendre à la respiration artificielle. Deux procédés principaux étaient signalés : a) Insufflation d'air de bouche à bouche : on appliquait la bouche sur celle du malade, dont on serrait le nez, et l'on soufflait fortement ; on se retirait pour laisser sortir l'air introduit, et on renouvelait l'opération à plusieurs reprises (cette insufflation pouvait aussi se faire au moyen d'un soufflet). b) Respiration artificielle d'après le procédé Sylvester (présenté comme le plus simple et le plus pratique) : l'opérateur, placé derrière la tête de l'asphyxié, saisissait les bras du patient et les maintenait ainsi pendant deux secondes (on élargissait ainsi la cavité de la poitrine pour appeler l'air) ; il abaissait ensuite les deux bras le long du corps et les pressait pendant deux secondes contre les côtés de la poitrine (pour en faire ressortir l'air aspiré). On répétait ces mouvements, qui devaient être continués longtemps avec persévérance. La respiration artificielle devait être pratiquée aussitôt que possible. Pendant qu'un assistant la pratiquait, les autres personnes présentes s'efforçaient de ramener la chaleur par les moyens indiqués plus haut. (Le texte annonçait ensuite des soins particuliers à chaque genre d'asphyxie, dont la suite n'est pas conservée dans cette fiche.)
Quelles plantes étaient utilisées contre asphyxie ?
Lin, Orge
