Maladie · MAL005
Anémie - chlorose
Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 144.
Informations
- Catégorie
- Sang / Circulation
Description / Symptômes
L'anémie, la chlorose, les pâles couleurs, la jaunisse et toutes les maladies que peut engendrer la pauvreté du sang étaient, selon l'auteur, considérées comme faciles à guérir si le malade s'en donnait la peine. À défaut de soins, le texte d'époque présentait cette affection comme potentiellement mortelle. Elle était décrite comme la « maladie du nouveau siècle », l'auteur affirmant que plus de la moitié des personnes en seraient atteintes.
Traitement(s) recommandé(s)
Le traitement décrit consistait à se laver à l'eau froide salée tous les matins, puis à s'essuyer fortement jusqu'à faire rougir la peau. On prenait trois fois par jour, avant chaque repas, une cuillerée à bouche de liqueur péruvienne. On recommandait de manger de bons potages faits avec du filet de bœuf, de vieilles volailles ou du mouton, et de boire du vin généreux avec le bouillon de la soupe si on le supportait ; dans le cas contraire, on mêlait au vin de l'eau ferrée (préparée en mettant de vieux clous rouillés dans de l'eau de fontaine). On mangeait des viandes grillées ou rôties et on prenait chaque jour une tasse de café de première qualité. On faisait de longues promenades au grand air dans les bois ou sur les coteaux, puis on s'essuyait ou changeait de linge au retour si la transpiration était abondante. Comme les organes étaient réputés faibles et sujets à l'engorgement, on prenait un faible purgatif tous les trois jours : deux ou trois grammes de rhubarbe selon la force ou l'âge du sujet.
À explorer : circulation, cœur et sang : remèdes traditionnels · les remèdes naturels.
Texte du livre
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L'anémie, la chlorose, les pâles couleurs, la jaunisse et toutes les maladies que peut engendrer la pauvreté du sang étaient, selon l'auteur, considérées comme faciles à guérir si le malade s'en donnait la peine ; à défaut de soins, l'affection était présentée comme potentiellement mortelle. Elle était décrite comme la « maladie du nouveau siècle ». Le traitement ordinaire décrit consistait à se laver à l'eau froide salée tous les matins, puis à s'essuyer fortement jusqu'à faire rougir la peau. On prenait trois fois par jour, avant chaque repas, une cuillerée à bouche de liqueur péruvienne. On recommandait de bons potages faits avec du filet de bœuf, de vieilles volailles ou du mouton, et de boire du vin généreux avec le bouillon de la soupe si on le supportait ; sinon, on mêlait au vin de l'eau ferrée, préparée en mettant de vieux clous rouillés dans de l'eau de fontaine. On mangeait des viandes grillées ou rôties et on prenait chaque jour une tasse de café de première qualité. On faisait de longues promenades au grand air dans les bois ou sur les coteaux, puis on s'essuyait ou changeait de linge au retour si la transpiration était abondante. Les organes étant réputés faibles et sujets à l'engorgement, on prenait un faible purgatif tous les trois jours : deux ou trois grammes de rhubarbe selon la force ou l'âge du sujet.
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L'anémie, la chlorose, les pâles couleurs, la jaunisse et toutes les maladies que peut engendrer la pauvreté du sang sont faciles à guérir si les personnes qui en sont atteintes veulent bien s'en donner la peina Dans le cas contraire, et sans vouloir les effrayer, on peut leur dire avec le plus grand savant de notre siècle : Vous êtes en voie de mourir. Oui, le glaive de la mort est suspendu sur votre tête et il ne tardera pas à vous frapper si vous ne prenez pas de suite les précautions nécessaires pour 1 éloigner. J'ai cru faire oeuvre vraiment humanitaire en sacrifiant plusieurs années à l'étude de ce mai terrible et que l'on appelle à juste titre la maladie du nouveau siècle. (La statistique prouve que plus de la moitié des personnes en sont atteintes.) Les résultats obtenus depuis quinze ans ont dépassé mes espérances, puisque toutes les per sonnes qui ont bien voulu suivre mes conseils ont vu revenir leur santé comme par enchante ment et ont retrouvé en peu de temps la force et lm. vigueur de la plus brillante ieuneste. mmmsi êéÊmàmt ' %H IraibemiaBit tfuiritoi. Mt le mieux dans ce cas est ?e suivant : st laver à l'eau froide saléet tous les matins, et s'essuyer ensuite fortement jusqu'à faire rougir la peau. Prendre trois fois par jour, avant chaque repas, une cuillerée à bouche de Liqueur péruvienne (prix : 3 fr. la bouteille, franco, 5?r. 75) ; rnangcr de bons potages faits avec du filet de boeuf, de vieilles volailles ou encore du mouton, boire du vin généreux avec le bouillon de la soupe, si l'on Îïeut le supporter ; dans le cas contraire, on môera de l'eau ferrée avec le vin (cette eau ferrée se prépare en mettant de vieux clous rouilles avec de l'eau de fontaine) ; manger des viandes grillées ou rôties et prendre chaque jour une tasse de café de première qualité ; faire de longues promenades au grand air dans les bois oui sur les coteaux, et s'essuyer au retour ou chan- ger de linge si la transpiration est abondante. Comme dans cette situation les organes sont faibles et s'engorgent trop facilement, il faut prendre un faible purgatif tous les trois jours deux ou trois grammes de rhubarbe, selon la force ou l'âge du sujet Pour les personnes qui peuvent dépenser quelque argent, nous leur conseillons notre Traitement spécial qui consiste à prendre avant chaque repas un verre à Bordeaux de Vin Peyronnet, et au milieu du repas de midi et du soir, deux Dragées toniques, soit quatre par jour. Le Vin Peyronnet se vend 4 francs la bouteille, franco 4fr. 75. Les Dragées toniques, 3 fr., franco, 3 fr. 25. Adresser les lettres et mandats à MM. Féron et Beauvillard, propriétaires de l'ancienne Maison Peyronnet, 21, rue de Lyon, et 32, rue Crémieux, à Paris.. AHGÎNE GUTTUHâXB C'est une inflammation de i'arrière-bouche. La Voix est nasonnée, il y, A des diffieutté d'aval M mm ' Répéter tirè$ souvent un garg&rtame composa iwrçe de k tisane de feuilles d'aigrecxom MB ronce ou de tout autre plants astringente, avec un peu de miel. On peut aussi employer avec succè da gar garismes avec du chlorate de potasse. Eviter le froid et les grandes fatigues. Pour l'angine tonsillaire et l'angine couenneu- e, voir Maux d gorge.
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Questions fréquentes
Comment soignait-on anémie - chlorose autrefois ?
Le traitement décrit consistait à se laver à l'eau froide salée tous les matins, puis à s'essuyer fortement jusqu'à faire rougir la peau. On prenait trois fois par jour, avant chaque repas, une cuillerée à bouche de liqueur péruvienne. On recommandait de manger de bons potages faits avec du filet de bœuf, de vieilles volailles ou du mouton, et de boire du vin généreux avec le bouillon de la soupe si on le supportait ; dans le cas contraire, on mêlait au vin de l'eau ferrée (préparée en mettant de vieux clous rouillés dans de l'eau de fontaine). On mangeait des viandes grillées ou rôties et on prenait chaque jour une tasse de café de première qualité. On faisait de longues promenades au grand air dans les bois ou sur les coteaux, puis on s'essuyait ou changeait de linge au retour si la transpiration était abondante. Comme les organes étaient réputés faibles et sujets à l'engorgement, on prenait un faible purgatif tous les trois jours : deux ou trois grammes de rhubarbe selon la force ou l'âge du sujet.
Quelles plantes étaient utilisées contre anémie - chlorose ?
Lin, Orge, Rhubarbe
