Le Médecin des Pauvres

Maladie · MAL038

Vices du sang

Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 195.

Informations

Catégorie
Sang / Circulation

Description / Symptômes

Selon cette notice, la base d'une bonne santé reposait sur la purification du sang, censée le débarrasser des aigreurs, des altérations propres à chaque maladie et de celles transmises par hérédité ou liées à l'âge, au sexe et à la constitution. On affirmait que la constitution régulière et la véritable vigueur dépendaient de la force, de la richesse et de la pureté du sang. Citant un certain Després, le texte soutenait qu'on transmettait aux enfants, avec la vie, un sang faible ou vigoureux, et que la transmission de l'altération du sang des parents aux enfants méritait d'être notée. On y rangeait comme « passant dans le sang » le rhumatisme, la goutte, la gravelle, la chorée, l'épilepsie, la folie, la syphilis et la phtisie, ces affections étant réputées se reproduire d'une génération à l'autre. Dans toutes ces maladies, on cherchait une cause innée, congénitale ou tardive, mais toujours rapportée au sang.

Traitement(s) recommandé(s)

Pour « guérir », la notice recommandait de chasser le mauvais sang, la corruption des humeurs et les acides tenus pour cause des maux. Elle invitait les personnes maladives, faibles ou délicates à suivre un traitement dépuratif, présenté comme agissant sans affaiblir et sans nécessité de droguer l'estomac, et censé ramener en peu de temps à un bon état de santé. Le remède préconisé était un « Mélange dépuratif » uniquement composé de plantes. En suivant la notice jointe, on préparait soi-même chaque matin la quantité de tisane nécessaire à la journée, de manière à l'avoir toujours fraîche ; on lui attribuait la guérison des maladies de la peau par disparition du « vice du sang ».

À explorer : circulation, cœur et sang : remèdes traditionnels · les remèdes naturels.

Texte du livre

Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (6 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).

Vices du sang. Selon cette notice ancienne, une bonne santé reposait sur la purification du sang, censée le débarrasser des aigreurs, des altérations propres à chaque maladie et de celles transmises par hérédité ou liées à l'âge, au sexe et à la constitution. On affirmait que la constitution régulière et la vigueur dépendaient de la force, de la richesse et de la pureté du sang, et, citant un certain Després, que l'on transmettait aux enfants, avec la vie, un sang faible ou vigoureux. Le rhumatisme, la goutte, la gravelle, la chorée, l'épilepsie, la folie, la syphilis et la phtisie étaient réputés passer dans le sang et se reproduire d'une génération à l'autre ; dans toutes ces maladies, on cherchait une cause innée, congénitale ou tardive, toujours rapportée au sang. Pour « guérir », on recommandait de chasser le mauvais sang, la corruption des humeurs et les acides, et de suivre un traitement dépuratif présenté comme agissant sans affaiblir l'estomac. Le remède préconisé était un mélange dépuratif uniquement composé de plantes : en suivant la notice, on préparait soi-même chaque matin la tisane nécessaire à la journée, de façon à l'avoir toujours fraîche. On lui attribuait la guérison des maladies de la peau par disparition du « vice du sang ». La même page introduisait ensuite les maladies des voies respiratoires (rhumes, bronchites, catarrhes, influenza, asthme, crachements de sang, laryngites, phtisie), réputées redoutables et meurtrières, en imputant leur gravité au fait que l'on négligeait ou soignait mal un simple rhume.
Voir le verbatim OCR original (non corrigé)
k Tout le monde sait que la base de la santé prospère et florissante repose uniquement sur la purification du sang bien faite et bien or< donnée. Purifier le sang de tout ; ? les aigreurs, des altérations particulières à chaque maladie, et des altérations transmises par héritage ou causées par l'âge, le sexe et la constitution, voilà ce qui donne la force et la vie. En effet, la constitution régulière, la véritable vie, dépend de la force, de la richesse et de la pureté au sang. Després disait à juste titre : On transmet aux enfants, avec la vie, un sang faible ou vigoureux, dont la pureté est la résultante du ferment vital, paternel ou maternel. Certes, c'est un cas très utile à noter que la transmission des parents aux enfants de l'altération du sang. En effet, de la pureté du sang dépend la force vitale de l'homme et de la femme. et de la vigueur des parents résultent la force et la vie des enfants. Le rhumatisme, la goutte, la gravelle, la clioree, i'épilepsie, la folie, la syphilis, la phtisie, passent dans le sang pour reproduire la phtisie, la syphilis, la folie, I'épilepsie, la chorée, la gra yelle et les rhumatismes, etc. Dans toutes ces maladies, il faut toujours chercher. une cause innée, congénitale ou tardive, mais cette cause, quelle qu'elle soit, a tou jours sa base dans le sang., ~m •' Aussi est-il nécessaire à chacun de comprendre que, pour guérir, il faut chasser le mauvais sang, la corruption des humeurs, la Mie, les acides qui sont la cause de la mort et que uou$ portons en nous sans le savoir. Que de malades à sauver s'ils voulaient nous écouter, saisir le moment opportun pour guérir et quitter certains de ces traitements, de peu otf de nulle efficacité, qui durent des mois ou des années, et dont les résultats consistent à jeter les malades dans la consomption et à les guider vers la tombe. Puissent les personnes maladives, faibles ou délicates qui ont épuisé tous les moyens de guén rison, nous écouter et suivre le traitement d# puratif i Ainsi elles chasseront le germe destrÙ0 leur, la cause des maux dont elles souffrent Sans affaiblir et sans avoir besoin de droguer les estomacs, elles arrivent en peu de temps à l'état de santé le plus prospère et le plus florissant. Quiconque s'éloigne ae notre principe en- tre dans la mauvaise route et languira, comme la plante dans un terrain aride, en attendant inévitablement la tombe. A toutes ces personnes nous ne saurions trov répéter : le plus puissant, le plus actif, le meile leur marche des dédédépuratifs, uniquement composé de plantes, donc sans aucune drogue, c'est le Mélange dépuratif. Prix de te boîte, 2fr.50 ; franco, 2fr.75. (Voir SaUtpareilh composé, page 288.) En suivant l'instruction qui' accompagne ebia que boîte d'herbes, on préparera soi-même, chaque matin, la quantité nécessaire pour la imir- née. Ainsi, on a de la tisane toujours fraîche et très agréable à boire. En peu de jours, elle guérit toutes les mala dies de la peau en faisant disparaître le vice du gang. y 'm 202 & MALADIES m% VOIES RESPIRATOIRES $hun}G8. - Bronchites- -• Gatàrrtes. - influenza. -Asthme'. Crççmnis. de - - sang. - Laryngites. "- Phtirçiç', etc. S'il existe une maladie terrible, c'ust bien celle Sut s'attaque aux voies respiratoires ; et qui fait e t nomoreuses victimes.. Quelle en est là ca isé? La voil, on ne soigne PUS un rhume, on lé traite par le plus protond mépris ou on le soigne mal. D autre part, les médicaments employés vous soulagent penda

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Questions fréquentes

Comment soignait-on vices du sang autrefois ?

Pour « guérir », la notice recommandait de chasser le mauvais sang, la corruption des humeurs et les acides tenus pour cause des maux. Elle invitait les personnes maladives, faibles ou délicates à suivre un traitement dépuratif, présenté comme agissant sans affaiblir et sans nécessité de droguer l'estomac, et censé ramener en peu de temps à un bon état de santé. Le remède préconisé était un « Mélange dépuratif » uniquement composé de plantes. En suivant la notice jointe, on préparait soi-même chaque matin la quantité de tisane nécessaire à la journée, de manière à l'avoir toujours fraîche ; on lui attribuait la guérison des maladies de la peau par disparition du « vice du sang ».

Quelles plantes étaient utilisées contre vices du sang ?

Bardane, Salsepareille, Pensée sauvage, Fumeterre, Cresson, Douce-amère

Couverture du livre Le Médecin des Pauvres

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⚠ Avertissement. Site purement documentaire et historique qui ne donne aucun conseil médical. Plusieurs plantes mentionnées (aconit, belladone, digitale, pavot, jusquiame, bryone…) sont des poisons violents. Toujours faire ses propres recherches et ne jamais s’auto-médiquer : consultez un médecin ou un pharmacien.