Maladie · MAL020
Croup des enfants
Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 163.
Informations
- Catégorie
- Enfance
Description / Symptômes
Le croup était caractérisé par la présence de peaux ou fausses membranes qui se développaient dans la gorge ou le larynx. Son évolution était très rapide ; aussi recommandait-on de ne jamais négliger les maux de gorge et d'appeler le médecin aussitôt. Au début, les symptômes étaient un mal de gorge accompagné de fièvre, des amygdales gonflées et recouvertes de plaques blanchâtres au fond de la gorge, et une voix rauque. Plus tard survenaient des accès de suffocation, la respiration devenait sifflante et le malade rejetait des débris de fausses membranes, tout en conservant sa connaissance.
Traitement(s) recommandé(s)
À l'époque, on signalait le traitement du croup par l'injection sous-cutanée du sérum du docteur Roux (sérum antidiphtérique), pratiquée d'une simple piqûre à la hanche, à laquelle on attribuait la déchirure et la disparition des fausses membranes et le rétablissement de la respiration. Dans les grandes villes, ce traitement était dispensé gratuitement. À défaut de ce remède, on se reportait à l'article Angine et on employait les moyens suivants, en appelant si possible le médecin. Un remède réputé d'usage courant en Alsace consistait à faire cuire quatre ou cinq poireaux moyens dans trois litres d'eau, à filtrer le liquide, à y ajouter une livre de sucre en poudre et à faire réduire des deux tiers sur le feu ; il se formait une sorte de sirop dont on donnait aux enfants une cuillerée à bouche toutes les demi-heures. Autre moyen : on délayait une cuillerée à café de fleur de soufre dans un verre d'eau et on en faisait boire une cuillerée à bouche de demi-heure en demi-heure. Dans tous les cas, on mettait un peu de térébenthine et de goudron végétal dans un récipient quelconque, qu'on faisait bouillir sur une lampe à esprit-de-vin jusqu'à ce que la chambre fût remplie de vapeurs. Comme premiers soins, on employait des vomitifs, que l'on pouvait au besoin répéter. Après le vomitif, lorsqu'on était éloigné de tout médecin, on badigeonnait les surfaces malades, à l'aide d'un pinceau, avec du jus de citron, de l'eau phéniquée, ou une dissolution concentrée de chlorate de potasse ou d'alun.
À explorer : santé de l’enfance : remèdes traditionnels · les remèdes naturels.
Texte du livre
Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (5 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).
Le croup était caractérisé par des fausses membranes se développant dans la gorge ou le larynx. Son évolution étant très rapide, on recommandait de ne jamais négliger les maux de gorge et d'appeler aussitôt le médecin. Au début : mal de gorge avec fièvre, amygdales gonflées et recouvertes de plaques blanchâtres au fond de la gorge, voix rauque. Plus tard survenaient des accès de suffocation, une respiration sifflante et le rejet de débris de fausses membranes, le malade conservant sa connaissance. À l'époque, on signalait le traitement par injection sous-cutanée du sérum du docteur Roux (sérum antidiphtérique), une simple piqûre à la hanche réputée faire disparaître les fausses membranes et rétablir la respiration ; dans les grandes villes, ce traitement était gratuit. À défaut, on se reportait à l'article Angine. Un remède réputé alsacien consistait à cuire quatre ou cinq poireaux moyens dans trois litres d'eau, à filtrer, à ajouter une livre de sucre en poudre et à réduire des deux tiers ; on donnait du sirop obtenu une cuillerée à bouche toutes les demi-heures. Autre : une cuillerée à café de fleur de soufre délayée dans un verre d'eau, dont on faisait boire une cuillerée à bouche de demi-heure en demi-heure. On faisait aussi bouillir un peu de térébenthine et de goudron végétal sur une lampe à esprit-de-vin jusqu'à emplir la chambre de vapeurs. Comme premiers soins, on employait des vomitifs, répétés au besoin ; puis, loin de tout médecin, on badigeonnait les surfaces malades avec du jus de citron, de l'eau phéniquée, ou une dissolution concentrée de chlorate de potasse ou d'alun.
Voir le verbatim OCR original (non corrigé)
La Coqueluohe et la Grippe Vous la connaissez la hideuse maladie. Dieu a béni ceux d'entre vous qui n'ont pas vu un pas vivre petit être saisi par le monstre ; son pauvre visage devenait violet, quelques cris rauques d'abord, puis plus rien ; l'étouffemenis'était produit et l'ange était remonté au ciel. Et la douloureuse mère avait assisté impulsa Hante à la terrible agonie. Cependant elle avait le remède sous ta main. Plus d'opération chirurgicale, plus de bistouri enfoncé dans la gorge de "l'être adoré ; non, rien qu'une piqûre insignifiante à la hanche, une în-s fection sous-cutanée de sérum du docteur Roux point douloureuse, et voilà qu'au bout de peu d'instants les fausses membranes se déchirent disparaissent, l'air passe, l'enfant respire, il est sauvé. ] Mères, vous n'avez donc plus â craindre le croup,- ta bête n'a plus de griffes maintenant, le docteur Roux les lui a coupées. On guérit le croup comme une maladie ordinaire : ne pieu re plus, ne tremblez plus, soyez tranquilles. Dons les grandes villes, le traitement du èoo, leur Boui : et gratuit ; 'si'adresifi poufl ceiat I lf ; maM& -"-' '•,-.'< ; " Si vbusne pouvez vous procurer ce remède, voyez ce "que nous avons dit à l'article Angine et voici quelques autres moyens de guérir ces terribles maladies, pour lesquelles il faut, si possible, appeler le médecin. Voici un remède d'une simplicité parfaite contre cette terrible maladie ; il est d'un usage courant en Alsace, où on le connaît depuis des siècles. Prenez quatre ou cinq poil'eaux moyens ; fal tes-les cuire dans trois litres d'eau, puis filtres ; le liquide, ajoutez-y une livre de sucre en pou, dre et faites réduire des deux tiers sur le feu. Il s'est formé une espèce de sirop dont ii faut donner aux enfants une cuillerée a bouche tou tes les demi-heures. Autre. - Délayez de la fleur de soufra dans un verre d'eau, une cuillerée à café, et faite! boire une cuillerée à bouche du mélange de de> mi-heure en demi-heure. Dans tous les cas on fera très bien de mettra un peu de térébenthine et dufaire goudron végétal diras un va>je guekongue, te bouillir m 'SS3 SJ® #' ' s pane lampe à esprit de vin jusqu'à'ce $ue &'.. '. chambre soit remplie de vapeurs. Le croup est caractérisé par la présence de peaux ou fausses membranes qui se développent dans la gorge ou le larynx. La marche de cette grave affection est très rapide ; aussi conseillons-' nous de ne jamais négliger les maux de gorge et d'appeler ie" médecin aussitôt. Les symptômes du croup sont les suivants : au début, mal de gorge accompagné de fièvre, amygdales gonflées et recouvertes de plaqueg blanchâtres. Ces plaques existent au fond de la gorge, la voix est raucme. Plus tard, surviennent des accès de suffocation, la respiration est sif- fiante, le malade rejette des débris de fausses membranes, il conserve toute sa connaissance. Les premiers soins, en pareille circonstance, consistent dans l'emploi cie vomitifs, que l'on pourra au besoin répéter. Après le vomitif, si l'on se trouve éloigné de tout médecin, on badigeonnera les surfaces malades avec un pinceau imbibé de jus de citron ou d'eau phéniquée. ou bien encore une dissolution concentrée de CUICN rate de potasse ou d'alun. DARTRES, ECZÉMA Inflammation chronique de la peau, non para, sitaire, ni spéciale à un état parasitaire particulier, cette affection indique généralement un mauvais fonctionnement des voies digestives. Aussi on guérit en purgeant le malade, en lui faisant prendre tous les matins, à jeun
Liens croisés
Questions fréquentes
Comment soignait-on croup des enfants autrefois ?
À l'époque, on signalait le traitement du croup par l'injection sous-cutanée du sérum du docteur Roux (sérum antidiphtérique), pratiquée d'une simple piqûre à la hanche, à laquelle on attribuait la déchirure et la disparition des fausses membranes et le rétablissement de la respiration. Dans les grandes villes, ce traitement était dispensé gratuitement. À défaut de ce remède, on se reportait à l'article Angine et on employait les moyens suivants, en appelant si possible le médecin. Un remède réputé d'usage courant en Alsace consistait à faire cuire quatre ou cinq poireaux moyens dans trois litres d'eau, à filtrer le liquide, à y ajouter une livre de sucre en poudre et à faire réduire des deux tiers sur le feu ; il se formait une sorte de sirop dont on donnait aux enfants une cuillerée à bouche toutes les demi-heures. Autre moyen : on délayait une cuillerée à café de fleur de soufre dans un verre d'eau et on en faisait boire une cuillerée à bouche de demi-heure en demi-heure. Dans tous les cas, on mettait un peu de térébenthine et de goudron végétal dans un récipient quelconque, qu'on faisait bouillir sur une lampe à esprit-de-vin jusqu'à ce que la chambre fût remplie de vapeurs. Comme premiers soins, on employait des vomitifs, que l'on pouvait au besoin répéter. Après le vomitif, lorsqu'on était éloigné de tout médecin, on badigeonnait les surfaces malades, à l'aide d'un pinceau, avec du jus de citron, de l'eau phéniquée, ou une dissolution concentrée de chlorate de potasse ou d'alun.
Quelles plantes étaient utilisées contre croup des enfants ?
Orge, Poil'eau
