Le Médecin des Pauvres

☠ Substance dangereuse ou toxique

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Maladie · MAL031

Pertes blanches

Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 185.

Informations

Catégorie
Affections féminines

Description / Symptômes

Peu de maladies fatiguaient davantage la santé des femmes que les pertes blanches (fleurs blanches). Les fonctions digestives en étaient troublées ; il en résultait de la faiblesse dans les membres, de la pâleur, une fatigue des yeux et une tête pesante ; la malade éprouvait enfin une lassitude générale.

Traitement(s) recommandé(s)

Traitement ordinaire : on évitait la constipation, prenant de temps en temps un à deux grammes de rhubarbe (quantité non précisée avec certitude pour la borne inférieure). On pratiquait des injections toniques matin et soir avec de la poudre d'alun (10 g) ou de l'écorce de chêne (une poignée par litre d'eau). Pour favoriser les règles et calmer les douleurs des premiers moments, on buvait une tisane de bourse-à-pasteur ou d'armoise (les deux herbes ensemble si possible), puis on prenait à jeun un bain de pieds au serpolet ; ce remède était aussi réputé pour arrêter les pertes blanches ou sanguines. Un autre remède consistait, le soir avant le coucher, à faire bouillir un verre de lait additionné de dix gouttes d'essence de lavande, à recommencer le lendemain. À défaut d'essence de lavande, on la remplaçait par cinq ou six gouttes de laudanum, employé avec beaucoup de prudence car c'est un poison. Traitement spécial : comme les pertes provenaient de la faiblesse, on cherchait à fortifier la malade, en lui donnant avant chaque repas une cuillerée à bouche de liqueur fortifiante dans un peu d'eau rougie, au milieu des repas de midi et du soir deux dragées toniques, et trois fois par semaine une dose de tisane laxative.

À explorer : santé féminine : remèdes traditionnels · les remèdes naturels.

Texte du livre

Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (7 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).

Peu de maladies fatiguaient davantage la santé des femmes que les pertes blanches : les fonctions digestives en étaient troublées, d'où faiblesse des membres, pâleur, fatigue des yeux, tête pesante et lassitude générale. On évitait la constipation en prenant de temps en temps un à deux grammes de rhubarbe. On pratiquait des injections toniques matin et soir avec de la poudre d'alun (10 g) ou de l'écorce de chêne (une poignée par litre d'eau). Pour favoriser les règles et calmer les douleurs, on buvait une tisane de bourse-à-pasteur ou d'armoise, les deux ensemble si possible, puis on prenait à jeun un bain de pieds au serpolet, réputé aussi pour arrêter les pertes blanches ou sanguines. Le soir, on faisait bouillir un verre de lait avec dix gouttes d'essence de lavande, à renouveler le lendemain ; à défaut, on remplaçait la lavande par cinq ou six gouttes de laudanum, employé avec prudence car c'est un poison. Comme on attribuait ces pertes à la faiblesse, on fortifiait la malade par une cuillerée à bouche de liqueur fortifiante avant chaque repas, deux dragées toniques aux repas de midi et du soir, et une dose de tisane laxative trois fois par semaine.
Voir le verbatim OCR original (non corrigé)
j II n'est pas de maladie qui fatigue plus la iknté des femmes que les flueurs blanches ; tes fonctions digestives sont troublées, il en résulte $e la faiblesse dans les membres, de la pâleur, les yeux sont fatigués, la tête est pesante ; la malade a enfin une lassitude générale. Traitement ordinaire. - Eviter la constipation ; our cela, on prendra, de temps en temps, 1 ou grammes de rhubarbe ; injections toniques maun et soir avec de la poudre d'alun (10 gr.) ou de l'écorce de chêne (une poignée par litre d'eau). Pour favoriser les règles et supprimer les douleurs des premiers moments, on n'a qu'à boire nne tisane de bourse à pasteur ou d'armoise (et si c'est possible, les deux herbes ensemble) ; puis prendre â jeun un bain de pieds avec du serpolet. Ce remède est aussi très vanté pour arrêter les pertes blanches ou sanguines. Toutefois le meilleur remède connu pour eou> per les pertes est le suivant : Le soir avant de vous mettre au Ut, faites bouillir un verre de lait, mélangea 10 gouttes ffpift ck Jfv#tt4 £ faites pi Infe F-188'M Faites-en autant le lendemain et la guérison sera radicale. A défaut d'essence de lavande, on peut Ea remplacer par 5 ou 6 gouttes de laudanum. (Se servir de laudanum avec beaucoup de prudence, car c'est un poison.) Traitement spécial. - Ne pas oublier que les pertes et les flueurs blanches proviennent de la faiblesse. Il faut donc fortifier la malade pour que la guérison devienne complète et définitive. Pour cela, lui donner avant chaque repas, une cuillerée à bouche de Liqueur Péruvienne dans un peu d'eau rougie. Au milieu du repas de midi et du soir, deux Dragées toniques et, trois fois par semaine, une dose de Thé des Chartreux. (Voir Roburine, page 291.) Liqueur Pêruvienre, le flacon, 3 francs ; franco, 3 fr. 75. Dragées toniques, 3 fr., franco, 3 fr. 25. Thé des Chartreux, 2fr.50 ; franco, 2fr.75. Féron et Beauvillard, propriétaires de l'ancienne Maison L. Peyronnet, 21, rue de Lyon, et 32. rue Crémieux, à Paris.

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Questions fréquentes

Comment soignait-on pertes blanches autrefois ?

Traitement ordinaire : on évitait la constipation, prenant de temps en temps un à deux grammes de rhubarbe (quantité non précisée avec certitude pour la borne inférieure). On pratiquait des injections toniques matin et soir avec de la poudre d'alun (10 g) ou de l'écorce de chêne (une poignée par litre d'eau). Pour favoriser les règles et calmer les douleurs des premiers moments, on buvait une tisane de bourse-à-pasteur ou d'armoise (les deux herbes ensemble si possible), puis on prenait à jeun un bain de pieds au serpolet ; ce remède était aussi réputé pour arrêter les pertes blanches ou sanguines. Un autre remède consistait, le soir avant le coucher, à faire bouillir un verre de lait additionné de dix gouttes d'essence de lavande, à recommencer le lendemain. À défaut d'essence de lavande, on la remplaçait par cinq ou six gouttes de laudanum, employé avec beaucoup de prudence car c'est un poison. Traitement spécial : comme les pertes provenaient de la faiblesse, on cherchait à fortifier la malade, en lui donnant avant chaque repas une cuillerée à bouche de liqueur fortifiante dans un peu d'eau rougie, au milieu des repas de midi et du soir deux dragées toniques, et trois fois par semaine une dose de tisane laxative.

Quelles plantes étaient utilisées contre pertes blanches ?

Armoise, Chêne, Rhubarbe, Serpolet

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⚠ Avertissement. Site purement documentaire et historique qui ne donne aucun conseil médical. Plusieurs plantes mentionnées (aconit, belladone, digitale, pavot, jusquiame, bryone…) sont des poisons violents. Toujours faire ses propres recherches et ne jamais s’auto-médiquer : consultez un médecin ou un pharmacien.